Textes de Géographie pour la classe de quatrième

 

Témoignage d'une prof d'Allemagne de l'Est
Fécondité en Europe
La santé en Grande-Bretagne
Investir au R.U.

Témoignage d'une prof d'Allemagne de l'Est

"Alors, qu'est-ce que je peux te raconter: moi, par exemple, (et avec moi tous les gens de l'est) je ne gagne que 86,5% de ce qu'un Allemand de l'ouest gagne et en plus, nous travaillons 26 heures par semaines (les profs) pendant que "les autres" ne travaillent que 23 heures... Ici, le taux des chômeurs est beaucoup plus élevé que celui de l ouest. En ce moment, je ne peux pas te dire les chiffres, mais je vais me renseigner. Et naturellement, tu peux voir les différences sur les rues: Ici (Gera), il y a encore beaucoup plus de ruines et de maisons en mauvais état, mais cela change très, très vite (par contre, maintenant il y a de plus en plus de maisons et des appartement vides parce qu'il y en a trop...). Mais les parents d'un copain américain ont dit qu'ils n'ont plus remarqué des différences, seulement quand nous les avons indiquées.... A Gera, tu peux même voir 4 collines artificielles venant d'une ancienne mine d'uranium. En ce moment, ils transforment le terrain pour y faire un parc. On m'a dit que c'est très intéressant& J'ai demandé à mes collègues ce qu'ils pensent des différences entre l'est et l'ouest. Et j ai été fort étonnée! Normalement, j'entends souvent des tirades : " oh, ici, tout a changé, les Allemands de l'ouest vont mieux, nous sommes ceux qui avon perdu lors de la réunification etc. " et aujourd'hui? " Ah non, il n'y a presque plus de différences, mais tout a changé ". Les grandes usines ont fermé (mais cela déjà il y a dix ans...), il y a beaucoup de chômage (à Gera et Hermsdorf environ 18%), mais on ne voit plus de différences! Mais dans la vie quotidienne, on peut remarquer encore quelques ressentiments envers les Wessis. On ne peut certainement pas le généraliser , mais il y a quelques gens qui ont des préjugés. Moi, par exemple, j'ai des élèves qui ont dit: "Oooh, c'est une Wessi, on n'aime pas les Wessis!" Et ils font des blagues contre les Wessis. Mais je crois que ce ne sont que les préjugés des parents parce que les élèves ne connaissent même pas un seul Wessi (sauf moi) Ce qui embête les Ossis (et moi aussi), c'est que les Wessis gagnent plus d'argent pour le même travail. Mais les loyers et les aliments coûtent le même prix! Les Wessis sont mécontents parce qu'ils faut payer le "Soli", un taux de solidarité pour améliorer la situation dans les nouveaux Länder. Mais nous devons le payer aussi! C'est seulement que beaucoup des Wessis l'ignorent et ne veulent pas savoir. Moi et beaucoup de mes collègues pensent qu'il faudra encore au moins 15 ans pour qu'on se sente allemand et non plus Wessi ou Ossi. Malheureusement il n'y a pas beaucoup d'échange, on reste dans sa partie de l'Allemagne. Pourquoi est-ce qu'un Wessi devrait changer d endroit? Pour gagner moins d'argent et pour être un Wessi? A l ouest, il est Peter ou Lisa, mais ici, il est un Wessi. Il y a plus d'Ossis qui déménagent parce qu'il n'y a pas autant de chômage à l ouest. Et comme je l'ai remarqué à l'université, à l ouest cela ne joue pas un très grand rôle d'où tu viens. Tu es là, c'est bien. Tu viens de Gera où de Koblenz, et bien, si tu es sympa, ça suffit. Mais je vis dans une ville d'ouvriers et avant je n ai vécu que dans des villes universitaires. Cela fait une différence. Pour les préjugés à l'école, c'est la même chose. Mais une amie qui travaille dans un lycée à Leipzig m'a raconté des choses identiques, alors il y a peut-être une tendance..." Astrid Lüttke

La fécondité en Europe

PARIS (Reuters) - Effet "Millenium" ou pas, la réalité est incontestable: jamais depuis 20 ans les Français n'ont fait autant de bébés qu'en l'an 2000.

Selon une étude publiée mardi par l'Institut national d'études démographiques (INED), la natalité française a connu en effet l'an dernier "la plus forte hausse enregistrée depuis 20 ans", avec 779.000 naissances, soit 35.000 de plus qu'en 1999, année où déjà un "baby boom" français avait été amorcé.

Cette embellie des naissances, qui se combine avec une progression du nombre des mariages, semble également se maintenir cette année, selon les premières données analysées par l'INED.

L'indice de fécondité s'est ainsi établi à 1,89 enfant par femme l'an dernier.

En 1999, L'indice était de 1,79 enfant par femme et plaçait la France au troisième rang en Europe occidentale, derrière l'Irlande (1,88) et la Norvège (1,84).

Malgré l'arrivée du Pacs fin 1999, et la conclusion de 23.500 pactes en 2000, le nombre des mariages a encore augmenté de 20.000 l'an dernier, franchissant ainsi le seuil de 300.000, en dessous duquel il était tombé depuis 1984.

Là encore, cette hausse ne peut pas entièrement imputée à l'an 2000 puisqu'elle se poursuit en 2001, souligne l'INED.

Le nombre des divorces reste pour sa part compris entre 116.000 et 117.000 par an depuis 1996.

De même, selon les estimations de l'INED, le nombre d'avortements pratiqués annuellement est stabilisé autour d'environ 220.000 par an, ce qui correspond à une fréquence d'environ trois avortements pour 10 naissances vivantes.

-> -> -> Voir la carte

Le Professeur DUPÂQUIER a rappelé les principaux chiffres ; je ne citerai ici que ceux qui sont peut être les moins connus :

1) que bien que le nombre des plus de de 75 ans augmente très rapidement, il est encore très faible en valeur absolue, notamment chez les hommes du fait des pertes de la guerre de 14.

2) Si l'espérance de vie continue à croître rapidement, ce n'est plus , comme dans les années 50, du fait de la baisse de la mortalité infantile, qui est tombée à près de 0, mais de la chute rapide de la mortalité des plus de soixante-quinze ans

3) L'indice longitudinal est tombé au-dessous de 2 avec la génération 65 et l'indice de reproduction n'est toujours qu'à 0,84 (ce qui confirme les erreurs de raisonnements de Le Bras, qui avait ému le milieu des démographe de il y a quelques années)

4) Nous avons actuellement une pyramide des âges exceptionnellement favorable avec beaucoup d'adultes et relativement peu d'enfants et de vieux. Cela a compensé nos erreurs politiques et économiques (notamment l'abaissement de l'âge de la retraite, les préretraites et la mise au rebut des quinquagénaires). Autrement dit nous mangeons actuellement notre pain blanc.

5) Si le premier choc démographique est bien identifié pour 2006 , année où la génération 1946 prendra sa retraite, on parle moins souvent du deuxième choc, celui de 2020/ 2025, période à laquelle les classes nombreuses atteindront les 75 ans. Or les jeunes vieux ont des dépenses de santé doubles de celle des actifs, et elles quadruplent pour les vieux vieux (plus de 75 ans).

6) Les plus de 60 ans sont maintenant, ou seront bientôt, la majorité des votants (les jeunes s'inscrivent moins et s'abstiennent plus). Ils risquent de favoriser les retraites au détriment des parents et des jeunes.

7) Nous avons la même productivité horaire qu'aux États-Unis, mais un niveau de vie qui n'en est que les deux tiers. La différence vient bien entendu du nombre d'heures travaillées. Non seulement les durées hebdomadaire et annuelle sont plus faibles, mais aussi et peut-être surtout l'abandon de l'activité est plus précoce (et pas toujours volontaire). -- Bien cordialement

Yves Montenay

Tony Blair veut un grand débat de santé publique

Le Premier ministre fixe l'agenda de la réforme du Service national de santé et de l'investissement qui y sera consacré. On observe déjà de vrais progrès, dit-il, mais beaucoup reste à faire : « Nous devons veiller à ce que l'excellence qui est de règle dans telle ou telle région, soit de règle partout. » Et de rappeler que la Grande-Bretagne est le premier pays à avoir introduit le vaccin contre la méningite C ; que la stratégie contre le cancer et les pathologies pulmonaires a accéléré le diagnostic de façon spectaculaire ; et que des milliers de patients ont plébiscité les centres de consultation sur rendez-vous, ou de conseil par téléphone ou internet. Il n'en reste pas moins que le NHS a des lacunes dues essentiellement au sous-investissement et au manque de réactivité envers les patients.

 

Aujourd'hui, le budget de la santé augmente plus que dans les autres grands pays européens : + 6% par an en termes réels. Comment soutenir pareil taux ? « Nous sommes peut-être traditionnels dans notre choix de la meilleure source de financement, mais nous avons opté pour l'impôt. Mais qu'on ne se trompe pas sur notre détermination. Il faut une rupture décisive avec la façon dont le NHS a fonctionné jusqu'ici.

 Protection Sociale

Le « National Health Service » (NHS) propose tout un éventail de services médicaux accessibles à tous les résidents, quels que soient leurs revenus. Le gouvernement central est directement responsable du NHS qui est administré par les services de santé locaux et des Comités de la santé répartis régionaux.

Investir en Grande-Bretagne

invest·uk est l'organisme britannique de promotion des investissements étrangers en Grande-Bretagne.

Il offre des services d'information et de conseil - à titre confidentiel et gratuit - aux sociétés souhaitant s'implanter en Grande-Bretagne.

S'appuyant sur un réseau d'agences régionales, invest·uk propose des prestations personnalisées portant notamment sur le choix d'un site d'implantation, les subventions éventuelles, la procédure de création d'une société, la fiscalité des entreprises et la main d'oeuvre (recrutement, charges sociales et coûts salariaux, formation).

invest·uk dont le siège est à Londres dispose également d'antennes dans les ambassades britanniques du monde entier.